Prolétaire! Dénonce la société bourgeoise! Résiste à l’exploitation capitaliste! Unis tes forces à celles de toute ta classe! Lutte pour le pouvoir populaire!

Au Canada, une tempête économique se prépare. La solidité des marchés financiers et immobiliers internes ne fera plus longtemps barrage aux secousses de l’économie mondiale. Dans la foulée des É.-U., le Canada va entrer dans la terrible bataille que se livrent toutes les bourgeoisies pour faire baisser le coût du travail. Les capitalistes n’ont qu’un […]

Au Canada, une tempête économique se prépare. La solidité des marchés financiers et immobiliers internes ne fera plus longtemps barrage aux secousses de l’économie mondiale. Dans la foulée des É.-U., le Canada va entrer dans la terrible bataille que se livrent toutes les bourgeoisies pour faire baisser le coût du travail. Les capitalistes n’ont qu’un seul mot d’ordre à l’adresse des prolétaires: «Travailleur, prends sur ta paye et donne au patron ce qu’il exige!» Et de même, s’adressant aux gouvernements, les capitalistes se font-ils forts d’exiger: «Faites-les obéir, répandez vos polices, achetez leurs chefs, brisez leurs grèves, notre avenir en dépend!»

Qui peut encore croire que le gouvernement canadien ou dans les provinces est du bord des travailleurs et travailleuses et qu’il suffit de se faire élire pour changer les choses? D’un bout à l’autre du pays, les chômeurs et chômeuses sont frappéEs par les coupures et l’apparition de «macoutes» qui viendront les harceler; au Québec, supposément gouverné par un parti progressiste, le gouvernement du PQ vient d’imposer en catimini de nouvelles contraintes et coupures contre les personnes assistées sociales, sans compter la nouvelle indexation des frais de scolarité; sur la scène municipale, les révélations de corruption et pots de vin entre entrepreneurs, firmes d’ingénieurs et politiciens se succèdent à chaque jour à la commission Charbonneau; à Toronto, les refuges pour sans-abris débordent et les instances municipales et provinciales s’en lavent les mains.

Pendant ce temps, les corps de police, eux, accentuent la répression face aux protestations et à la colère lors des manifestations. Pour ce faire, les instances municipales, provinciales et fédérales leur donnent de nouvelles armes en inventant des lois et des interdits de plus en plus répressifs (lois sur les masques au municipal et au fédéral, avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison!)

Pendant ce temps, la fortune accumulée par les milliardaires de la planète (1 426 membres) a augmenté de 800 milliards US par rapport à l’an dernier, une hausse de 14,8 %! Totalisant 5 400 milliards de dollars, cette fortune accumulée se classe au troisième rang dans l’ordre des pays les plus riches du monde, après les États-Unis et la Chine…

L’avenir des capitalistes dépend de la soumission des travailleurs. L’avenir des travailleurs et des travailleuses dépendra au contraire de leur insoumission. Leur insoumission à l’ordre bourgeois, et conséquemment, leur ralliement à la lutte pour l’appropriation collective des moyens de production, à la lutte pour le socialisme et pour le pouvoir des travailleurs.

Insoumission comme dans les manufactures de Dacca au Bangladesh, comme dans les rues d’Athènes, comme dans les mines d’Espagne, comme dans les usines d’Europe et de Chine, comme dans les plaines d’Inde et d’Asie, comme dans les rues de Montréal.

Le Parti communiste révolutionnaire appelle tous les travailleurs et toutes les travailleuses, les ouvriers chômeurs ou retraités, les jeunes et les étudiantes à faire du 1er Mai prochain une journée qui fera craindre aux bourgeois que le prolétariat est en voie de choisir l’insoumission, qu’il entreprend de se lever et de raviver l’essentiel de toutes ses luttes les plus légitimes, jusque et y compris les luttes plus puissantes qui transformeront du tout au tout le visage du Canada.

Manifestons par milliers et dizaines de milliers dans toutes les grandes villes du pays. Déployons nos drapeaux rouges partout et tout au long de cette journée de lutte. Empêchons les forces policières de saisir et de détruire les drapeaux et les bannières rouges de la lutte des classes! Forgeons un nouvel esprit de lutte fait d’unité et de combativité. Au coude à coude, répondons aux appels qui surgiront à l’occasion de cette journée du 1er Mai prochain, et qui s’adresseront à nous tous et toutes, travailleurs, ouvrières, étudiantes, retraités, pour que s’accomplisse, à la mesure de nos moyens, et dans l’espoir des autres jours à venir, une puissante journée d’action révolutionnaire!

À Montréal: rassemblons-nous derrière le contingent rouge du PCR lors de la manifestation du 1er Mai organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal). Rendez-vous à 18 h piles Place Jacques-Cartier (devant l’Hôtel de Ville).

À Ottawa: participons en grand nombre à la soirée anticapitaliste du PCR! Rendez-vous à compter de 21 h au Babylon Night Club, 317, rue Bank.

À Toronto: joignez la manifestation du 1er Mai initiée par le PCR (plus de détails sous peu)!


On veut qu’elle change. Elle doit changer. La société bourgeoise actuelle, avec sa démocratie de façade, ses inégalités galopantes, sa corruption, son gaspillage, avec tous ces travailleurs et travailleuses jetéEs après usage, avec cette consommation qui nous menotte aux marchandises au lieu de nous libérer de nos besoins, avec toutes ces maladies nées de l’économie privée, de la concurrence et de l’exploitation, cette société n’est plus tout à fait la nôtre. Elle l’est encore en partie, parce que c’est nous qui la faisons vivre. Mais elle ne l’est plus vraiment, parce que nous n’y adhérons plus et qu’au contraire même, nous luttons pour la changer. Cette lutte, ce changement nécessaire, ce sera quoi d’autre, sinon une révolution?

D’un pays à l’autre, les piliers de la société bourgeoise se révèlent de plus en plus fragiles. L’économie capitaliste traverse des crises en succession les unes après les autres. Les pseudo-mécanismes qui en résolvent une occasionnent la suivante. C’est un signe du cycle réel de pourrissement du capitalisme. Des récessions durent cinq ans ou plus, comme en Grèce. Le chômage frappe un quart de la classe ouvrière, comme en Espagne. La jeunesse est littéralement mise sur la touche, comme dans les deux tiers de l’Europe, au Maghreb, en Afrique. Le salaire réel des ouvriers est amputé du cinquième ou du quart, comme aux États-Unis, comme en Grande-Bretagne. Les retraites des travailleurs sont attaquées comme au Canada, en Italie et ailleurs. Les revenus du travail de la majorité sont littéralement volés par l’intérêt sur le crédit, par les taxes, les impôts et les tarifs gouvernementaux divers. Ce que tu gagnes, les banquiers, les bourgeois et les gouvernements le reprennent aussi vite.

Les compagnies font la loi, que les gouvernements sanctionnent, mais ni les unes ni les autres n’ont l’intérêt des masses à cœur. La société politique bourgeoise, avec ses partis déclinants, sa corruption endémique, ses chefs ridicules, ses débats stériles, n’est plus qu’un cirque dépassé qui tourne en rond sous un chapiteau déserté. La démocratie bourgeoise n’est plus que l’ombre d’elle-même. Il n’y a plus de batailles à mener pour elle. C’est contre elle, et en exigeant cent fois mieux que ce que nous lègue son héritage douteux, que va s’élever l’immense démocratie populaire à venir. Nous sommes exigeants! Donc nous sommes révolutionnaires!