UNISSONS-NOUS CONTRE LES TROIS ENNEMIS DU PEUPLE: LE CAPITALISME, L’IMPÉRIALISME ET LE COLONIALISME!

Le 1er mai, Journée internationale des travaillleurs et des travailleuses, est marqué autant par la célébration que la colère. Comme travailleur.euses révolutionnaires, nous nous réjouissons de la vigueur et des accomplissements de notre classe dans sa lutte pour la libération. Mais en tant que travailleur.euses révolutionnaires, nous sommes tout aussi enragé.es par l’existence continue du capitalisme, de l’impérialisme et du colonialisme : les trois grands ennemis du peuple dans cette prison des peuples qu’est le Canada.

Le 1er mai fut proclamé Journée internationale des travailleurs et travailleuses pour la première fois en 1891 : le Parti Communiste Révolutionnaire (PCR-RCP) continue de mettre de l’avant les traditions révolutionnaires du passé tout en traçant la voie vers une révolution dans le présent. Nous appelons tous les travailleur.euses et opprimé.es du Canada à s’unir contre les trois ennemis du peuple : le capitalisme, l’impérialisme et le colonialisme!

Le capitalisme : l’exploitation de la classe ouvrière – celle qui produit toute la richesse de la société – par la classe capitaliste, et la domination politique de la classe capitaliste à tous les niveaux de la société au Canada. Pendant que les ouvriers et ouvrières continuent de s’appauvrir au Canada, la classe capitaliste atteint des sommets inimaginables de richesse, en entassant des milliards dans les paradis fiscaux. Pendant ce temps au Canada, les services sociaux se font couper, les prix augmentent et les salaires stagnent. Assez c’est assez! C’est nous les ouvriers et ouvrières qui créons la richesse de la société : c’est nous qui devrait contrôler la richesse que nous créons! Nous n’accepterons plus d’enrichir une petite minorité aux dépens de la majorité d’entre nous. Capitalistes, tenez-le vous pour dit : vos jours sont comptés!

L’impérialisme : les atrocités commises par le capitalisme au Canada sont propagées et amplifiées à sur toute la planète, alors que les capitalistes canadiens essayent de s’enrichir aux dépens d’autres peuples à travers le monde. Qu’il s’agisse des compagnies minières canadiennes qui sèment la dévastation dans des communautés entières des Philippines jusqu’en Amérique latine, de l’occupation militaire sans fin en Afghanistan, de l’armement de bandes fascistes en Ukraine, ou encore l’agression continue contre le gouvernement syrien, le Canada constitue une force destructive, causant d’innombrables torts à la population mondiale. La classe capitaliste canadienne sera tenue responsable pour ces injustices à l’endroit des peuples du monde à mesure que leur lutte de libération progresse. C’est pourquoi nous tenons à le répéter : vos jours sont comptés!

Le colonialisme : un pays fondé sur le génocide d’innombrables autochtones, un pays qui continue à propager le génocide aujourd’hui. Que ce soit via l’extraction de ressources qui déplace les peuples autochtones, la tentative du gouvernement d’imposer l’oléoduc Kinder Morgan à travers l’ouest canadien, ou encore la violence quotidienne exercé sur les peuples autochtones par les colons réactionnaires, le Canada est un empire colonial qui mérite d’être détruit. Les vies et modes de vie des peuples autochtones sont mis au rancart par la classe capitaliste canadienne dans sa quête de plus grands profits. Ne vous y trompez pas : il n’y a pas de distinction à faire entre le Canada et le colonialisme, un fait qui a été une fois de plus mis en évidence avec l’échec des initiatives de « réconciliation » telles que l’inoffensive enquête nationale sur les femmes autochtones assassinées et disparues. Il ne peut pas y avoir de liberté fondamentale pour les peuples autochtones tant que le Canada continuera d’exister. Le PCR-RCP luttera aux côtés des peuples autochtones dans leur combat pour la libération nationale. Capitalistes canadiens, tenez-le vous pour dit encore une fois : non seulement vos jours sont-ils comptés, mais l’empire que vous défendez, le Canada-prison-des-peuples, va s’éteindre lui aussi. Et le monde s’en portera mieux.

Chacun de ses trois ennemis – le capitalisme, l’impérialisme et le colonialisme – est protégé et renforcé par l’État canadien. Les idéologues qui défendent le statu quo peuvent bien pontifier sur la nature supposément démocratique du Canada. Mais cette idée que le Canada est une démocratie, alors même que les travailleur.euses triment la majeure partie de leur existence sous la dictature des bosses et du capital, alors même que l’État canadien appuie des gouvernements brutaux à l’étranger, et alors même que les peuples autochtones se font nier leurs droits nationaux de base, alors que bras répressifs de l’État – l’armée, la police, les services de renseignement – se font donner plus de pouvoir aux dépens des programmes sociaux, cette idée n’est rien d’autre qu’une insulte envers les exploité.es et les opprimé.es. Ne nous méprenons pas : le Canada est une dictature de la classe capitaliste, une tyrannie des riches. Afin de de nous débarrasser du capitalisme, du colonialisme et de l’impérialisme, nous devons détruire l’État canadien. Nous devons construire un monde nouveau.

Devant tant de misère causée par le capitalisme, l’impérialisme, le colonialisme et leur État, il est facile de désespérer. Mais il y a une issue pour les travailleur.euses et tous les opprimé.es au Canada : le communisme. Le PCR-RCP envisage un monde dans lequel il n’y aura pas de classes, où il n’y aura ni exploitation ni oppression. Un monde où les gens peuvent vivre librement et dans l’égalité, où la pré-condition pour le plein développement d’une personne et le plein développement toutes les personnes. Un monde où il n’y a pas d’État, où tous pourront vivre ensemble sans la menace de violence. Un monde sans guerre, sans pauvreté, sans patriarcat, sans suprémacisme blanc ni aucun des autres systèmes qui nous oppriment. Un monde où la richesse de la société sera contrôlée par le peuple qui la produit. Mais afin de réaliser ce monde meilleur, il faudra renverser l’un après l’autre les États oppressifs qui règnent sur le globe. Notre contribution à ce processus est la destruction du Canada. C’est seulement par la révolution, par la Guerre Populaire Prolongée, que l’État canadien pourra être détruit. L’État canadien peut paraître puissant, mais il n’est qu’un tigre de papier : les masses du Canada, unies dans leur désespoir et leur indignation, vont l’écraser et le jeter aux oubliettes de l’histoire.

Notre opposition au capitalisme, à l’impérialisme et au colonialisme nous enlignent tous, opprimé.es et exploité.es du Canada, vers un ennemi commun : l’État canadien. Notre souhait pour un monde libre de l’exploitation et de l’oppression nous donne un but commun : le communisme. Avec un ennemi commun et un objectif commun en tête, le PCR-RCP appelle tous les exploité.es et les opprimé.es du Canada à unir leurs luttes dans le front révolutionnaire uni naissant. C’est seulement par un travail en commun, tant au sein du PCR-RCP que dans les organisations de masse révolutionnaires, que nous vaincrons nos ennemis et que nous réaliserons enfin notre libération.

Contre le capitalisme, l’impérialisme et le colonialisme : l’unité révolutionnaire!