Journée internationale des femmes ouvrières 2018

Depuis maintenant plus de 100 ans, la classe ouvrière internationale a non seulement pu découvrir que la Révolution est possible, mais que les femmes et autres personnes de genres opprimés (non-binaire, two-spirit, etc) y ont un rôle clé à jouer. Lénine disait que « le succès d’une révolution dépend du degré de participation des femmes » et, faisant de même, le Parti communiste révolutionnaire aimerait faire appel aux femmes ouvrières et ouvriers de genres opprimés à travers le Canada : Rejoignez la lutte pour mettre fin au capitalisme et, par extension, aux conditions de nos souffrances !

La bourgeoisie tente sans cesse de nous convaincre que l’oppression de femmes a cessé, que tout cela n’est que l’ombre d’une époque révolue, mais le patriarcat est bel et bien vivant et bat son plein. Les conditions des femmes ici restent graves : même à niveau égal de qualification, les femmes ont un taux d’emploi inférieur à celui des hommes ; les femmes sont plus probables d’occuper des postes précaires ; le travail domestique en revient toujours plus aux femmes ; et le salaire moyen des femmes demeure plus bas que celui des hommes, même parmi les femmes n’ayant aucun enfant. Qui plus est, ces problèmes sont plus proéminents pour les femmes faisant face à des oppressions raciales, nationales, homophobes, transphobes ou capacitistes.

Ce n’est pas seulement les conditions économiques qui sont le problème. 80% des victimes de violence sexuelle sont des femmes, et 57% de femmes autochtones et 20% de femmes trans ont subis des violences sexuelles. Comme de raison, ces statistiques sont seulement basées sur ce qui est rapporté – et il n’est estimé que ce n’est que 60% des cas qui sont rapportés. En dépit des vœux passionnés de l’État, il n’y a eu aucun progrès dans l’arrêt de la crise de longue-durée à propos des femmes autochtones manquantes. Celles-ci, comme les femmes immigrantes, sont traitées comme des citoyennes de seconde classe dans cette prison des nations qu’est le Canada.

À la lumière de ces faits alarmants, nous réaffirmons notre conclusion que quelque chose doit en être fait. Les droits que les femmes ont acquis dans les dernières décennies n’ont pu être obtenu que par le biais de l’organisation des masses. Par ailleurs, cette organisation n’aurait pu se faire sans le sacrifice significatif des femmes ouvrières et des femmes qui demeurent en situations les plus précaires (femmes racisées, femmes trans, femmes autochtones, femmes immigrantes, etc) La JIFO est une journée pour s’organiser, pour célébrer le pouvoir et la contribution des femmes révolutionnaires qui nous ont précédé et celles qui continuent la lutte !

Le capitalisme ne peut offrir d’avenir aux femmes au-delà du foyer, du travail précaire ou d’un avenir sauf de toute violence sexuelle. En devenant révolutionnaires, nous saisissons notre propre avenir et nous participons pour notre propre sauvegarde à la construction d’un réel futur viable pour toustes en éliminant les conditions d’existence du patriarcat, de l’impérialisme, du colonialisme et de leur racine, le capitalisme.

Rejoignez-nous dans la rue cette année lors de la JIFO et rappelez au monde que la place d’une femme est dans la Révolution!