Les féministes prolétaires mettent en déroute la Marche pour la Vie

La Marche pour la Vie qui a lieu annuellement à Ottawa s’est une fois de plus terminée en humiliation pour les réactionnaires d’extrême-droite qui veulent enlever aux femmes et aux autres personnes opprimées par le genre leur contrôle sur leur corps. Le Front féministe prolétarien – Ottawa et la Riposte féministe de Montréal ont organisé avec succès une contre-manif le 12 mai qui a perturbé la parade des anti-choix; le soir précédent, ces mêmes réactionnaires ont aussi eu maille à partir avec le FFP qui avait organisé une veillée pour les victimes d’avortements non sécurisés une heure avant leur propre «veillée pour les bébés non-nés». Des supporteurs du Parti communiste révolutionnaire ainsi que du Mouvement étudiant révolutionnaire étaient sur place pour appuyer la lutte.

Le 11 mai au soir, tandis que le FFP et ses supporteurs prenaient le Monument aux droits humains sur la rue Elgin, les anti-choix, qui avaient déjà commencé à s’installer, ont commencé à s’agiter et ont fait appel à la police pour déloger les pro-choix. Un des principaux organisateurs de la Campagne pour la Vie, Paul Lauzon, a pèté une coche et s’est mis à assaillir les femmes et les autres personnes opprimées par le genre sur l’estrade en essayant d’arracher leurs affiches et bannières. Cet agissement de provocateur n’a entraîné aucune réaction des flics, qui ont plutôt menacé les pro-choix de ne pas repousser l’attaquant misogyne. Il a ensuite attaqué directement une militante, ce qui a provoqué une intervention des flics exclusivement à l’endroit de la veillée pro-choix. Alors que nos supporteurs ont réussi à dé-arrêter un camarade, les flics ont brutalement maîtrisé et détenu deux militant.es tout en poivrant ceux et celles qui étaient venu.es à leur rescousse. Les agresseurs anti-choix quant à eux ont pu tranquillement continuer de harceler et de provoquer les pro-choix. La complicité entre l’État et la violence patriarcale était en pleine évidence. Nous sommes tout de même resté.es uni.es et avons continué d’occuper la place avec nos bannières et affiches tout en criant des logans, jusqu’à la fin de la veillée anti-choix.

Le jour de la marche, nous nous sommes rassemblé.es au Parc de la Confédération aux côtés du FFP et des autres supporteurs, alors que de nombreux renforts débarquaient en autobus de Montréal et Québec. Plus de 200 féministes, communistes, anarchistes et autres militant.es ont pris la rue avec affiches et slogans, sous très haute surveillance policière, et ont marché dans le centre-ville d’Ottawa avant de retourner vers la rue Elgin pour bloquer la marche à distance (voir la photo ci-dessus). Alors que les milliers de supporteurs pro-vie, dont la majorité sont des élèves d’écoles secondaires catholiques amenés en autobus de partout en Ontario pour une «sortie éducative», étaient pris au dépourvu au tout début de leur marche, la police a été incapable de repousser la contre-manif. La «Marche pour la Vie» a ainsi été forcée de se rabattre sur un trajet fortement raccourci. Même lorsqu’ils tentèrent de poursuivre leur marche vers le centre-ville, les pro-choix ont poussé de l’avant et ont bloqué leur chemin. Les anti-choix n’ont eu d’autre choix que battre en retraite au Parlement, et avaler une deuxième défaite en deux ans. Victorieux, les pro-choix ont ensuite marché vers la station de police pour attendre la sortie d’une camarade arrêtée qui a été relâchée sans accusations.

C’était la troisième année de suite que le FFP menait la contre-manifestation, et le contingent des anti-choix était réduit à comparer des années précédentes. Le fait d’avoir repoussé ce défilé patriarcal est une grande victoire pour les femmes et toutes les personnes opprimées par le genre ainsi que pour toute la classe ouvrière. Ceux qui veulent voler leur autonomie corporelle aux femmes et aux autres personnes opprimées par le genre devront y penser deux fois avant de revenir fanfaronner à Ottawa. Nous devons saluer toutes celles et ceux qui ont mis tant d’effort à organiser cette initiative. Les tactiques combatives du FFP ont à nouveau fait leurs preuves, et la détermination de nos camarades opprimées par le genre en présence à relever ce défi a été tout simplement remarquable. Ces combattant.es sont à l’avant-garde de la lutte de libération populaire, et nous appelons toutes les personnes intéressées à s’impliquer à entrer en contact avec le Front féministe prolétarien. Le PCR-RCP va continuer d’appuyer ce mouvement pour écraser le patriarcat!

Solidarité avec toutes les victimes de l’oppression étatique et genrée!

Écrasons sans retenue la Marche pour la Vie!