Les féministes anticapitalistes confrontent les réactionnaires misogynes

(Le 14 mai 2015) Aujourd’hui, entre 100 et 150 militant.e.s ont pris les rues d’Ottawa pour s’opposer à la Marche nationale «pour la vie», une manifestation de milliers de personnes menée par des réactionnaires misogynes luttant pour criminaliser l’avortement. Initiée par le Front féministe prolétarien, des organisations de féministes anticapitalistes de Hull, Ottawa et Montréal se sont rassemblées pour mettre fin à cette parade patriarcale. Cette contre-manif a été menée par des femmes et autres personnes opprimées par le genre; malgré quelques hommes qui ont essayé de prendre contrôle des slogans et du trajet, ils ont été rapidement rappelés à leur place dans la contre-manif.

Avant même que la contre-manif débute, la police d’Ottawa filmait les visages des manifestant.e.s incitant plusieurs personnes à se couvrir le visage. Après une deuxième tentative de la police d’Ottawa de nous bloquer avec des barricades en métal, la contre-manif s’est décidée à pousser à travers leur barricade plutôt que de prendre une autre voie, poussant à travers la ligne de police.

Le ton de la manif étant assez militant pour s’enfoncer à travers une autre intersection (une barrière formée de barricades et de cochons armés de poivre de cayenne nous séparait des anti-choix misogynes). Tout en dénonçant les cochons comme les protecteurs des intérêts de la classe dominante patriarcale, nous avons continué à manifester à travers les rues d’Ottawa en défiant la police.

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer avec joie que, grâce à notre force collective, nous avons forcé ces misogynes patriarcaux à abandonner leur trajet planifié à plusieurs reprises avant qu’ils aient à ramper jusqu’au parlement.

Sur une autre note, les étudiant.e.s des écoles catholiques se sont fait.e.s offrir une journée de congé et une sortie scolaire à Ottawa en échange de leur participation à la marche nationale pour la vie. Nous espérons que le militantisme croissant des manifestations va encourager les étudiant.e.s à questionner leurs enseignants et leur conseil scolaire, questionner les systèmes d’oppression et d’exploitation dans lesquels nous vivons et, ultimement, qu’ils/elles prennent action eux/elles-mêmes.

Le Front féministe prolétarien – Ottawa