Message à la deuxième conférence internationale de solidarité avec la guerre populaire en Inde

Chers camarades,
Chères camarades,

Recevez nos salutations solidaires à l’occasion de la tenue de la deuxième conférence internationale de solidarité avec la guerre populaire en Inde! Des circonstances hors de notre contrôle nous empêchent d’être présentes et présents physiquement avec vous, mais nous tenons néanmoins à célébrer avec vous le dixième anniversaire du glorieux Parti communiste de l’Inde (maoïste) et à réaffirmer notre appui au Comité international de solidarité avec la guerre populaire en Inde et à ses objectifs.

Nous sommes confiants que cette conférence marquera un bond en avant dans l’essentiel travail de solidarité que les révolutionnaires communistes, anti-impérialistes et progressistes de tous les pays doivent développer avec les camarades de l’Inde et avec les masses populaires de ce pays, qui luttent avec courage et détermination pour la libération nationale, la démocratie nouvelle et le socialisme contre un État réactionnaire bien intégré dans le système impérialiste mondial et soutenu par les grandes puissances impérialistes.

À notre avis, les événements qui se sont produits depuis la tenue fructueuse de la première conférence internationale en novembre 2012 rendent encore plus nécessaire et urgent le déploiement d’un vaste mouvement de solidarité avec les révolutionnaires de l’Inde.

En Inde, l’État réactionnaire poursuit son offensive visant à écraser la guerre populaire. Depuis le déclenchement de l’opération Green Hunt il y a cinq ans, les forces répressives de l’État indien attaquent sans discernement les masses populaires qui soutiennent la guerre populaire et participent à la construction d’un nouveau pouvoir populaire. Cette vaste opération, qui prend la forme d’une véritable guerre contre les masses populaires, vise à éliminer le terreau à partir duquel prend forme et s’organise le mouvement qui a déjà commencé à ébranler le vieil État et les classes réactionnaires qui le soutiennent.

Cette guerre a déjà infligé de terribles souffrances et fait des milliers de victimes parmi les peuples de l’Inde. Mais elle n’a pas réussi à détruire, ni encore moins à éteindre les aspirations à la libération des masses populaires de ce pays, qui s’incarnent dans le mouvement de lutte dirigé par nos camarades du Parti communiste de l’Inde (maoïste). En déclenchant l’opération Green Hunt, l’État indien a agi comme les réactionnaires de tous les pays qui, comme le camarade Mao Zedong le soulignait, «soulèvent une pierre pour se la laisser retomber sur les pieds».

De fait, les massacres perpétrés par les représentants de l’État indien ont incité de nombreux secteurs de la société indienne à condamner la répression et à se solidariser avec les révolutionnaires maoïstes. Le même phénomène s’est produit – quoique à une échelle plus réduite – ailleurs dans le monde, où des milliers de voix se sont fait entendre pour dénoncer l’opération Green Hunt et la répression tous azimuts exercée par l’État indien.

L’élargissement de la mobilisation et de la solidarité avec les masses populaires de l’Inde est intolérable pour l’État réactionnaire. C’est ce qui explique la réaction hystérique des autorités indiennes à la mise sur pied du Comité international de solidarité avec la guerre populaire en Inde et à la tenue de la conférence de Hambourg. C’est aussi ce qui explique l’offensive récente de l’État indien contre les secteurs, organisations et militantes et militants progressistes et démocratiques qui ont osé dénoncer l’opération Green Hunt et défendre la légitimité du mouvement révolutionnaire.

La lâche arrestation du professeur GN Saibaba et de douzaines d’autres militantes et militants vise d’une part à terroriser les masses en milieu urbain pour les dissuader d’appuyer la lutte des pauvres, des Adivasis et des masses paysannes opprimées, et d’autre part à isoler les révolutionnaires maoïstes.

À moyen et long termes, ces tentatives sont vaines et vouées à l’échec: l’histoire a maintes fois démontré que la pire répression ne pourra jamais étouffer l’aspiration des masses prolétariennes et populaires à la libération. À court terme, toutefois, il y a là un enjeu réel et un urgent besoin de stopper la répression et d’infliger une défaite à l’État réactionnaire.

Le travail accompli par le Comité international de solidarité avec la guerre populaire en Inde depuis sa mise sur pied est considérable. Les initiatives qu’il a prises et les journées internationales d’action qu’il a organisées ont permis de rassembler les forces révolutionnaires authentiques, de les faire passer à l’action et de mettre au premier plan l’enjeu que représente la révolution en cours en Inde et le rôle joué par le PCI (maoïste) dans ce processus.

Nous sommes d’avis que ce travail doit se poursuivre et se développer dans la perspective de créer un mouvement encore plus large en solidarité avec les masses populaires de l’Inde. Comme nous l’avons exprimé à la conférence de Hambourg, nous croyons qu’il n’y pas de contradiction entre le fait de soutenir la guerre populaire et de développer un large mouvement de masse contre l’opération Green Hunt et la répression exercée par l’État indien. De fait, l’existence d’un tel mouvement anti-impérialiste et démocratique par essence ne peut que favoriser la poursuite de la guerre populaire jusqu’à la victoire.

À court terme, la construction d’un tel mouvement est la tâche principale des partis et organisations solidaires de la guerre populaire en Inde. C’est pourquoi nous avons appuyé et continuons de soutenir la «campagne internationale contre la guerre antipopulaire en Inde». Autant avons-nous besoin de rassembler et d’unir les communistes authentiques derrière la bannière du maoïsme portée avec courage et détermination par les camarades du PCI (maoïste), autant nous devons avoir l’audace de mobiliser et d’unir toutes les forces qui peuvent l’être contre la guerre antipopulaire actuellement menée par l’État indien – qu’elles soient d’accord, ou pas, avec la totalité des objectifs poursuivis par la guerre populaire et la révolution de démocratie nouvelle en Inde.

Dans la mesure où l’on considère nécessaire un tel mouvement, cela devient aussi la tâche des partisanes et partisans de la guerre populaire que de le construire, même si la campagne lancée il y a quelques années sous ce thème semble moribonde et que ses responsables ne sont plus en mesure de répondre aux courriels qu’on leur envoie.

C’est dans cette optique que nous comptons soutenir la délégation internationale en formation – une occasion unique de confronter l’État réactionnaire, de dénoncer l’opération Green Hunt et la répression tous azimuts contre les masses populaires et de démasquer l’hypocrisie de la prétendue «plus grande démocratie au monde» que les impérialistes et les réactionnaires chérissent et vont défendre à tout prix, jusqu’à y faire couler le sang.

Plein succès à la deuxième conférence internationale de solidarité avec la guerre populaire en Inde!
Longue vie au Parti communiste de l’Inde (maoïste)!
Remuons ciel et terre pour stopper la guerre contre les masses populaires de l’Inde!

PCR-RCP Canada