Un grand pas en avant pour la révolution en Inde

Le 1er mai 2014, la classe ouvrière et la paysannerie de l’Inde, ainsi que le mouvement communiste international, ont reçu une bonne nouvelle. Le Parti communiste de l’Inde (maoïste) et le PCI(ML)[Naxalbari] ont en effet annoncé la fusion de leurs organisations respectives pour former un seul parti maoïste unifié. Les deux partis avaient développé des […]

Le 1er mai 2014, la classe ouvrière et la paysannerie de l’Inde, ainsi que le mouvement communiste international, ont reçu une bonne nouvelle. Le Parti communiste de l’Inde (maoïste) et le PCI(ML)[Naxalbari] ont en effet annoncé la fusion de leurs organisations respectives pour former un seul parti maoïste unifié.

Les deux partis avaient développé des liens fraternels au cours des dernières années, dans le cadre notamment du Comité de coordination des partis et organisations maoïstes d’Asie du Sud (le « CCOMPOSA »), que le PCI(ML)[Naxabari] a contribué à former. Ils ont également travaillé ensemble à dénoncer la guerre contre le peuple de l’Inde, que le régime indien mène actuellement sous le chapeau de l’opération « Green Hunt ». Sans être surprenante, l’annonce de la fusion des deux partis arrive à point.

Elle permettra notamment au PCI (maoïste) de se développer dans l’État du Kerala, situé au Sud-ouest du pays. À ce jour, le PCI (maoïste) n’avait pas réussi à s’y implanter durablement. Le PCI(ML)[Naxalbari] y a toujours eu une présence active et il a réussi à y construire un certain nombre de mouvements de masse importants. Il n’est donc pas surprenant que la police du Kerala ait exprimé publiquement son inquiétude à la suite de l’annonce de la fusion.

Celle-ci est également importante, car elle témoigne de la consolidation du mouvement révolutionnaire en Inde, historiquement dispersé. Il y a de moins en moins de partis révolutionnaires qui choisissent de rester en marge du mouvement dirigé par le PCI (maoïste) ; ce dernier jouit d’une force d’attraction certaine. Par ailleurs, l’opération Green Hunt déclenchée par le régime a également eu pour effet de délimiter les camps plus clairement. Individuellement ou collectivement, les diverses forces révolutionnaires ont tendance à se solidariser avec le PCI (maoïste) et à se reconnaître auprès de lui.

Alors que les principaux médias relaient la campagne menée par le gouvernement et les militaires, qui met l’accent sur les revers récemment rencontrés par le PCI (maoïste), la fusion entre les deux partis démontre que le mouvement révolutionnaire continue de croître et s’impose de plus en plus comme une solution de rechange au gouvernement corrompu. Depuis quelque temps, les médias et le gouvernement se réjouissaient des difficultés que le PCI (maoïste) a connues pour maintenir et renouveler ses rangs. La fusion vient confirmer que pour chaque militante ou militant arrêté ou assassiné, il y en d’autres qui sont prêts à prendre la place.

On ne peut qu’espérer que le PCI (maoïste) sera en mesure de poursuivre ce processus de consolidation du mouvement révolutionnaire afin d’en faire un grand mouvement unifié capable de mener la révolution de démocratie nouvelle jusqu’au bout.