Soutenez les arrêtés de Tyendinaga !

Blocage de la voie ferrée par les Mohawks de Tyendinaga en 2007.

Le journal Partisan relaie cet appel urgent et vous invite à donner généreusement :

Le 8 mars dernier, après une semaine d’action ayant pour but d’exiger la tenue d’une enquête nationale sur les 825 femmes autochtones assassinées et disparues au Canada, des Warriors du territoire Mohawk de Tyendinaga ont bloqué la ligne principale du chemin de fer du CN. Cette action, qui a eu lieu à l’occasion de la journée internationale des femmes, est survenue au lendemain du dépôt du rapport d’un comité parlementaire ayant totalement nié et négligé l’ampleur de la crise qui touche les femmes autochtones assassinées et disparues. Cela s’inscrit dans la continuité du colonialisme et sa violence inhérente contre les communautés autochtones, en particulier contre les femmes.

Pendant le blocage, Shawn Brant, Matt Doreen et Marc Baille ont été arrêtés et doivent maintenant faire face à des accusations de méfait et de voies de fait sur un agent de la paix. Un autre militant, Steve Chartrand, a par la suite été arrêté cinq jours plus tard. D’autres accusations ont été annoncées, mais n’ont pas encore été déposées formellement.

Les militants arrêtés ont besoin de façon urgente d’une aide financière. Il leur faut de l’argent pour retenir les services d’avocats, payer leurs cautions, contester à la Cour supérieure les conditions de non-association qu’on leur a imposées, commander des transcriptions des audiences, payer certains frais pour ceux qui sont encore détenus et pour soutenir leurs familles.

Par chèque: S’il-vous-plait, faites votre chèque à « Solidarité sans frontières » et inscrivez « Soutien Tyendinaga» comme objet. Vous pouvez envoyer votre chèque par la poste à l’adresse suivante ou aller le porter à : Solidarité sans frontières / Soutien Tyendinaga, 1500, boul. De Maisonneuve Ouest, bureau 204, Montréal QC, H3G 1N1.

Pendant ce temps, le gouvernement canadien reste complice dans le meurtre et la disparition des femmes autochtones. L’organisation d’actions pour exiger la justice pour ces femmes, leurs familles et leurs communautés est plus importante que jamais.