Un appel à l’unité révolutionnaire

Ce texte constitue un premier appel à la tenue du troisième Congrès révolutionnaire canadien, dans la ville de Vancouver, au printemps 2014.

C’est un appel à la révolution et c’est un appel à l’organisation. C’est un appel à rompre avec l’éparpillement et le relativisme qui minent la lutte contre les exploiteurs et à unifier les forces révolutionnaires et les masses exploitées dans une nouvelle lutte de classes. Finalement, c’est un appel à l’unification du combat pour le socialisme avec les justes luttes menées par les Premières nations, Inuits et Métis partout au pays.

Dans le contexte national et international actuel, marqué par l’instabilité du système capitaliste, l’unification des forces révolutionnaires représente un enjeu important. En effet, l’unité politique des forces révolutionnaires, tout comme la mobilisation révolutionnaire et l’action politique indépendante de la bourgeoisie, est un des facteurs qui permettra d’accélérer, d’amplifier et de solidifier un mouvement vers la révolution et vers le communisme. Nous croyons fermement qu’il est nécessaire et indispensable que les prolétaires du canada, la jeunesse, les femmes, les immigrantes et immigrants ainsi que les membres des Premières nations, Inuits et Métis s’unissent dans ce nouveau mouvement de lutte de classes.

Face à nous, la bourgeoisie semble toute puissante. Mais bien que celle-ci domine le monde, il n’en demeure pas moins que le capitalisme mondial est traversé par une crise de longue durée qui a pour effet d’accentuer l’ensemble des contradictions du monde capitaliste.

  • La crise du capitalisme accentue les contradictions entre les pays impérialistes en vue du contrôle du marché mondial et des régions stratégiques sur le plan géopolitique. Cela a pour effet de multiplier les interventions militaires, de multiplier les conflits régionaux et d’augmenter globalement les facteurs de guerres inter-impérialistes et de guerres réactionnaires de par le monde. À l’inverse, pour les peuples du monde, cela signifie devoir subir de nouvelles guerres impérialistes d’agression, des invasions et la poursuite du néo-colonialisme.
  • La crise accentue les contradictions entre la bourgeoisie et le prolétariat. En effet, les bourgeoisies profitent de la crise pour restructurer le système capitaliste afin de relancer un nouveau cycle d’accumulation du capital. Pour les prolétaires et les peuples opprimés, cela signifie l’intensification de l’exploitation, l’augmentation du chômage et du coût de la vie, les délocalisations, les licenciements, les fermetures d’usines, plus de misère et encore plus de précarité.
  • Finalement, les bourgeoisies agissent préventivement afin de s’assurer que leurs politiques et leurs restructurations ne seront pas remises en question. Partout, sous le couvert de la lutte au terrorisme, les États deviennent de plus en plus ouvertement des États policiers qui multiplient les lois liberticides et accentuent la répression politique et la répression raciste.
  • Mais malgré toutes ces tentatives de rétablir la stabilité de son système, la bourgeoisie s’avère incapable de garder le contrôle. La crise de longue durée, bien qu’avec une intensité variable, déborde le domaine strictement économique pour produire de nouvelles crises sous la forme de crises politiques, culturelles et sociales. Chaque nouveau jour est là pour le confirmer : bouleversements et crises marqueront la conjoncture internationale et nationale pour une assez longue période de temps, soulevant par le fait même la question fondamentale de savoir si l’instabilité chronique du capitalisme va trouver son dénouement dans une guerre inter-impérialiste ou bien dans des affrontements de classes, c’est-à-dire la révolution.

Au moment où la révolte gagne les peuples du monde, les raisons de refuser l’ordre capitaliste se multiplient, de même les raisons de souhaiter l’abolition du système et de militer dans le camp anticapitaliste. Il est plus que temps désormais d’entamer le processus de construction d’un nouveau mouvement révolutionnaire dans toutes les régions du Canada, d’est en ouest, du sud au nord.

La révolution est le seul espoir des millions de personnes désespérées qui vivent dans ce pays. Les prolétaires au Canada forment la très grande majorité de la population et ils et elles n’ont plus rien à espérer du capitalisme. De même, des centaines de milliers d’immigrantes et d’immigrants qui sont venues vivre ici dans l’espoir d’améliorer leur sort sont surexploitées, sous-payées et méprisées. Dans un pays où la richesse de la bourgeoisie s’accumule tandis que la pauvreté augmente, des milliers de réfugiées demeurent sans statut et sont menacées d’expulsion. Plus d’un million de membres des Premières nations, Inuits et Métis répartis sur l’ensemble du territoire ont été méprisés pendant des siècles ; leurs droits en tant que peuples ont été spoliés dans un pays qui se targue d’être l’un des plus « avancés » au monde.

Le troisième congrès révolutionnaire sera l’occasion de mettre sur la table, de débattre et de s’engager par rapport aux questions qui touchent la stratégie révolutionnaire au Canada, c’est-à-dire les tâches qui sont devant nous pour mettre fin au capitalisme. Nous croyons que tous ceux et toutes celles qui sont convaincues de la nécessité d’une révolution devront avancer dans ces tâches.

Le troisième congrès devra également être une occasion d’engager un dialogue et débattre sur les luttes, les revendications et les perspectives des Premières nations, des Inuits et des Métis. Ces nations opprimées jouent un rôle fondamental dans la lutte contre l’impérialisme canadien. Entre autres, elles doivent constamment affronter le pillage de leurs territoires. Plus encore, elles sont victimes d’une véritable politique néocolonialiste qui les considère comme des colonies intérieures au service du capitalisme canadien. Les maoïstes du Parti communiste révolutionnaire se saisissent donc de l’occasion pour faire un premier pas dans la perspective d’unifier la lutte du prolétariat et des nations opprimées en vue de la transformation révolutionnaire du Canada.

Comme on le voit, pour les prolétaires du Canada, autochtones ou non, il n’y a plus rien à espérer de ce système. Par conséquent, il nous faut mettre les questions du combat contre le capitalisme et pour la révolution socialiste au cœur de la façon dont nous nous organisons.

Nous appelons à former des comités locaux ou des groupes d’étude, à organiser des ateliers et à préparer le troisième Congrès révolutionnaire canadien. Les personnes intéressées à y participer sont invitées à contacter le comité organisateur à l’adresse suivante : crc@pcr-rcp.ca

Des documents et d’autres textes seront bientôt publiés sur le site Web du PCR (pcr-rcp.ca), où le programme du parti peut également être consulté. Il y aura aussi des réunions préparatoires dans différentes villes et régions du Canada afin de susciter débats, discussions et intérêt plus spécifiquement pour le congrès, mais aussi de façon générale pour l’unité en théorie et en pratique des révolutionnaires sur le territoire canadien.

Le parti révolutionnaire dont nous avons besoin, c’est maintenant que nous devons le construire. Parce que c’est en osant lutter qu’on osera vaincre !

En toute solidarité,

Le Parti communiste révolutionnaire