Université d’Ottawa: pour la tenue d’assemblées générales!

Après avoir lancé une pétition dont le nombre de signataires a forcé la tenue d’un référendum sur la tenue d’assemblées générales décisionnelles à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), l’Association des étudiantes et étudiants marxistes participe activement à la campagne pour le «oui». Les camarades s’impliquent aux côtés d’autres militantes et militants sur le […]

Après avoir lancé une pétition dont le nombre de signataires a forcé la tenue d’un référendum sur la tenue d’assemblées générales décisionnelles à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), l’Association des étudiantes et étudiants marxistes participe activement à la campagne pour le «oui». Les camarades s’impliquent aux côtés d’autres militantes et militants sur le campus, afin de recruter plus de gens et populariser l’idée de la tenue d’assemblées générales. Si le «oui» l’emporte, l’Université d’Ottawa deviendra l’un des rares campus en Ontario où l’association étudiante est soumise à l’autorité de l’assemblée générale.

Les assemblées générales sont un mode d’organisation éprouvé au Québec; leur importance pour l’avancement de la lutte de classe sur les campus n’est plus à démontrer. Comme l’explique un partisan du «oui», «il faudra pas mal de temps avant que nos assemblées générales atteignent le même niveau qu’au Québec, mais on peut y arriver». «Lorsque nous nous affairions à recueillir des signatures, plusieurs disaient en avoir marre de la bureaucratie stagnante qui règne à la FÉUO. Les étudiantes et étudiants veulent une association efficace sur laquelle ils et elles auront le contrôle et qui pourra confronter l’administration, qui ne représente pas les intérêts des étudiants et étudiantes.»

Le scrutin aura lieu les 26, 27 et 28 novembre. Si le «oui» l’emporte, cela ouvrira une toute nouvelle période d’organisation pour les militantes et militants. Une victoire permettrait non seulement de mettre en pratique la démocratie directe sur le campus, mais cela renforcerait la capacité de combat des étudiantes et étudiants d’origine prolétarienne. À la lumière des récentes arrestations à l’Université de la Ville de New York (CUNY), de la grève du printemps 2012 au Québec et de la relative faiblesse des associations étudiantes ontariennes, il apparaît plus nécessaire que jamais que les étudiantes et étudiants se mobilisent sur une base politique.