Fiers et fières de lutter contre le capitalisme!

Dans le cadre de la semaine de la fierté, plus de 2 000 personnes sont descendues dans les rues le 28 juin pour célébrer la communauté transgenre et appeler au renforcement de la lutte pour les droits des transgenres.

Créée à l’origine en réponse à l’oppression qui frappe la communauté LGBT, la semaine de la fierté est devenue essentiellement un festival et une foire mercantile. La traditionnelle marche de la communauté transgenre s’avère désormais le seul événement à caractère politique dans le cadre de cette semaine. Les transgenres – en particulier les femmes trans d’origine prolétarienne et des communautés racisées – sont notoirement victimes de répression policière. La décision des organisateurs de la marche de collaborer avec les forces policières en a donc choqué plusieurs, d’autant que cela a été présenté comme «le début d’une grande amitié». Heureusement, le tollé suscité par cette décision a finalement forcé les porcs à rester à l’écart.

Les partisanes et partisans de la branche torontoise du Mouvement étudiant révolutionnaire ont participé au rassemblement. Avant le début de la marche, ils et elles ont distribué de la nourriture et du matériel d’information sur les liens entre les luttes queer / trans et la lutte de classe. Ils et elles se sont ensuite joints à la marche, non seulement pour contester la présence de la police, mais aussi pour diffuser le message que la lutte contre le capitalisme est au cœur de la libération des LGBT.

La libération de la classe ouvrière ne viendra pas de la salle du conseil, ni de la boîte de scrutin. La meilleure façon de commémorer les luttes militantes du passé – les émeutes de Stonewall, celles de San Francisco et celles qui ont suivi la descente policière dans un sauna de Toronto en 1981 – c’est de joindre les rangs de ceux et celles qui prendront encore la rue l’an prochain dans une perspective anticapitaliste.