Le Mouvement étudiant révolutionnaire va de l’avant !

Les 15 et 16 juin, des militantes et militants de partout au Canada se sont réunies à Ottawa à l’occasion de la tenue de la deuxième conférence nationale de la jeunesse étudiante révolutionnaire parrainée par le Parti communiste révolutionnaire, qui s’est déroulée sous le thème «On a raison de se révolter!». Après la première conférence […]

Les 15 et 16 juin, des militantes et militants de partout au Canada se sont réunies à Ottawa à l’occasion de la tenue de la deuxième conférence nationale de la jeunesse étudiante révolutionnaire parrainée par le Parti communiste révolutionnaire, qui s’est déroulée sous le thème «On a raison de se révolter!». Après la première conférence qui a eu lieu à la fin de l’année 2012 à Toronto, les militantes et militants ont travaillé à bâtir une plus grande unité politique entre les diverses branches du Mouvement étudiant révolutionnaire (MER-RSM) et d’autres collectifs étudiants favorables à la révolution.

Le résultat de cette mobilisation et de ce travail de consolidation, on l’a vu à Ottawa, alors que le nombre de participantes et participants a presque doublé par rapport à la fois précédente. La provenance des militantes et militants était également beaucoup plus variée; elles et ils venaient de régions aussi diverses que Kamloops en Colombie-Britannique, Saskatoon, Sainte-Thérèse, Salaberry-de-Valleyfield, Québec, Gatineau, Montréal, Kitchener-Waterloo, Guelph, Toronto, Ottawa et Sauble Beach. Une délégation d’étudiantes et étudiants révolutionnaires de New York a également participé à la conférence à titre d’observatrice.

Dans un contexte où le mouvement étudiant a été en grande partie absorbé par des politiques réformistes et des stratégies mouvementistes, la croissance et la consolidation d’un mouvement étudiant révolutionnaire uni autour de principes communistes et anti-impérialistes – et qui refuse de se consacrer uniquement aux associations étudiantes reconnues par l’État, préférant agir pour créer son propre pouvoir – sont dignes de mention.

La conférence a procédé à l’élection d’une nouvelle équipe de coordination qui travaillera notamment à organiser et planifier la prochaine conférence, prévue à Montréal en 2014, et à mettre en œuvre les diverses propositions ayant été adoptées. Parmi elles, on retrouve un engagement à construire le MER, la consolidation des groupes existants et la création de nouvelles branches là où il n’y en a pas déjà. Les participantes et participants ont également convenu d’œuvrer à créer «un nouveau mouvement en théorie et en pratique», fondé sur l’anticapitalisme, le radicalisme, le militantisme, l’internationalisme et l’indépendance face à l’État, qui sache lutter contre le réformisme et affirmer son caractère prolétarien.

Non seulement la participation à la conférence s’est-elle avérée beaucoup plus forte et diversifiée que la fois précédente, mais les discussions et propositions adoptées ont démontré une volonté claire de rompre avec les vieux mouvements étudiants fatigués représentés par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE-CFS) et d’autres organisations, qui cherchent à répéter les mêmes stratégies politiques dépassées et n’ont jamais su s’élever au-delà d’un réformisme fade. D’où la nécessité de consolider et élargir les rangs du Mouvement étudiant révolutionnaire.

La conférence s’est terminée par une minute de silence à la mémoire de deux jeunes camarades récemment tombés au combat en France et en Turquie, et par le chant de L’Internationale. Les participantes et participants ont unanimement convenu «d’intégrer de nouvelles traditions de lutte révolutionnaire afin de former un noyau révolutionnaire parmi les étudiantes et étudiants; de porter l’attaque contre la bourgeoisie et l’État capitaliste; de faire de toutes les luttes une menace à la paix sociale et un accélérateur de la lutte pour le socialisme et le pouvoir prolétarien».

En préparation à la conférence, deux documents importants ont été mis en circulation. Le premier, publié par le MER, portait sur «les limites du mouvement étudiant actuel». Une lettre ouverte du comité central du PCR a également été diffusée à la conférence, qui plaidait pour le développement d’une «pratique nouvelle pour répondre aux attaques grandissantes des capitalistes et de l’État bourgeois». Ce document est également disponible en ligne.