La jeunesse étudiante révolutionnaire se rassemble à Ottawa

Au moment de mettre sous presse, les préparatifs allaient bon train en vue de la deuxième conférence nationale de la jeunesse étudiante révolutionnaire prévue les 15 et 16 juin à Ottawa. La conférence sera l’occasion de «construire un mouvement étudiant révolutionnaire autonome et combatif qui rompra avec le vieux syndicalisme étudiant éprouvé [et de] consolider les acquis depuis la première conférence», peut-on lire sur le site Web de la conférence, www.mer-rsm.com.

L’une des organisatrices explique: «Nous avons consacré pas mal d’efforts à rejoindre les autres organisations de la jeunesse et des étudiantes et étudiants, mais également les inorganiséEs. Un des objectifs de la conférence est justement d’apprendre comment démarrer une organisation: on souhaite que le plus grand nombre de militantes et militants possible qui n’ont pas la chance de faire partie d’un groupe révolutionnaire retournent dans leurs villes et campus respectifs pour y mettre sur pied de nouvelles organisations.» À Ottawa, les organisatrices et organisateurs ont déployé de grands efforts pour promouvoir la conférence, y compris par une tournée dans le sud de l’Ontario, ce qui a permis de solidifier les liens entre les groupes et les révolutionnaires de la région.

L’Association des étudiantes et étudiants marxistes de l’Université d’Ottawa sera l’hôte des militantes et militants qui viendront de partout au Canada et au Québec avec l’espoir de construire un mouvement étudiant et de la jeunesse révolutionnaire plus cohésif. Interrogé à savoir en quoi cette nouvelle initiative diffère de ce qui existe déjà au sein du mouvement étudiant canadien, un membre de l’association nous a répondu: «Actuellement, ce qu’on appelle le “mouvement étudiant” au Canada est segmenté entre le Québec et le reste du pays. Nous devons passer outre ces obstacles afin d’apprendre les uns des autres. Pour nous en Ontario, les récentes luttes étudiantes militantes au Québec nous offrent d’excellentes occasions d’apprentissage. Nous devons également nous pencher sur la façon dont le capitalisme affecte les jeunes. Il faut enfin reconnaître que, parmi la population étudiante au sens large, il y a une division selon l’origine de classe. La révolution est une question de classe, alors nous comptons nous organiser sur des bases de classe.»

La conférence d’Ottawa est la deuxième d’une série de rencontres similaires initiées par le Parti communiste révolutionnaire, qui visent à créer un nouveau mouvement de la jeunesse étudiante révolutionnaire.