Dénonçons le manège de la GRC!

Le PCR condamne les manœuvres et le harcèlement de la police fédérale

Mercredi le 27 février, une personne réputée être sympathisante du Parti communiste révolutionnaire a été perquisitionnée à son domicile pendant près d’une dizaine d’heures par un groupe de policiers dirigés par la GRC et sa douteuse «Équipe intégrée sur la sécurité nationale».

Les motifs invoqués par la GRC concernent la commission de supposés actes de terrorisme, en particulier l’attaque en 2010 d’un bureau des Forces armées canadiennes à Trois-Rivières, revendiquée par un groupe qui s’est fait connaître sous le nom de «Initiative de résistance internationaliste».

Une perquisition de même nature frappait au même moment les locaux de l’Association étudiante du cégep Lionel-Groulx à Ste-Thérèse au nord de Montréal, la GRC saisissant à cette occasion une grande partie du matériel nécessaire au fonctionnement quotidien de l’association.

Le GRC affirme également avoir procédé à d’autres perquisitions à Saguenay et dans l’arrondissement Saint-Hubert à Longueuil, mais elle se refuse à dévoiler l’identité des personnes concernées.

La veille, 26 février, un étudiant de Sherbrooke, ayant également côtoyé des supporters du PCR, fut intercepté à l’Ange-Gardien par des policiers alors qu’il se rendait en autobus manifester à Montréal avec un groupe d’étudiants et d’étudiantes de sa région. Il fut amené et détenu pendant plusieurs heures dans les locaux de la GRC à Westmount. Dans ce cas, comme dans tous les autres, aucune accusation ne fut déposée par les policiers.

Encore une fois, la GRC a rejoué son manège cousu de fil blanc. Il apparaît évident que la GRC cherche à se rappeler régulièrement au bon souvenir de la population québécoise (qui a trop tendance à son goût à se foutre «royalement» de l’existence de ce corps policier réactionnaire) pour pouvoir ainsi aller à la pêche aux informations dans des dossiers où tout porte à croire qu’elle piétine depuis de nombreuses années.

Les enquêteurs de l’«équipe intégrée» recherchent sans subtilité aucune l’attention des médias pour relayer auprès des milieux militants leur désespérant besoin d’informations. Les enquêteurs de sa royale majesté recherchent depuis des années le grand méchant loup, et ils imaginent sa tanière dans tous les milieux militants.

Bien sûr, politique oblige, la GRC profite de ses sorties annuelles pour monter des dossiers, pour cartographier les milieux militants et accumuler des caisses et des caisses de matériel informatique et de documents divers.

Mais que récolte-t-elle ainsi?

  • De grandes bannières qui ont fait les 400 pas dans nos rues printanières!
  • De superbes drapeaux rouges!
  • Des documents qui exposent par centaines les raisons de lutter contre le capitalisme!
  • Des documents qui fournissent par centaines les exemples des luttes populaires d’ici et d’ailleurs!
  • Des documents qui donnent des centaines d’exemples d’actions et de manifestations courageuses desquelles il faut s’inspirer!

Le Parti communiste révolutionnaire dénonce ces perquisitions de la GRC, ainsi que toute l’activité policière actuelle contre les militants, militantes et leurs organisations, en particulier contre les organisations révolutionnaires qui luttent contre le pouvoir des grands capitalistes.

Le PCR appuie tous les militants et militantes qui servent le peuple par leurs actions, leur implication dévouée et généreuse, et par leur parti-pris en faveur des défavorisées de la société bourgeoise.

Le PCR invite tous les militants et toutes les militantes à continuer leur bon travail dans les luttes actuelles, et à ne pas laisser les forces policières en détourner le cours.