Cette année, on frappe la bourgeoisie et son système pourri!

Avec l’arrivée du printemps, les militantes et militants qui luttent pour le renversement du capitalisme et son remplacement par le pouvoir ouvrier se préparent une fois de plus à célébrer la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Depuis maintenant 127 ans, le 1er Mai est l’occasion pour les prolétaires de tous les pays de se […]

Avec l’arrivée du printemps, les militantes et militants qui luttent pour le renversement du capitalisme et son remplacement par le pouvoir ouvrier se préparent une fois de plus à célébrer la journée internationale des travailleurs et travailleuses.

Depuis maintenant 127 ans, le 1er Mai est l’occasion pour les prolétaires de tous les pays de se rassembler, de compter leurs forces et surtout, de manifester leur opposition au système capitaliste exploiteur ainsi que leur aspiration à vivre dans une société qui répondra aux besoins de tous et de toutes.

Cette année, le 1er Mai se déroulera dans un contexte national et international qui voit les classes bourgeoises intensifier leurs attaques contre le monde ouvrier. La crise économique mondiale, qui s’est approfondie avec la crise financière de 2008, se poursuit et les gouvernements au service de la bourgeoisie s’affairent tous à implanter leurs divers plans d’austérité, dont l’objectif est de transférer le fardeau de la crise sur le dos des ouvrières et des ouvriers. La contradiction fondamentale et permanente entre la bourgeoisie et le prolétariat, que certains ont voulu croire «dépassée», est toujours au centre des grandes contradictions et des événements qui bouleversent la planète entière.

Clairement, le capitalisme n’a plus rien d’autre à offrir que l’intensification de l’exploitation de la classe ouvrière, la généralisation de la misère, la destruction des ressources, la poursuite des guerres et la répression systématique de tout ce qui se trouve sur son chemin. Le temps est bel et bien révolu où le capitalisme pouvait prétendre à l’élargissement des «droits et libertés»; ceux-ci sont désormais réduits comme peau de chagrin, et gare à ceux et celles qui osent exprimer leur dissidence!

Au Canada, la crise s’est traduite par la suppression de dizaines de milliers d’emplois industriels. Elle se manifeste par cette course effrénée vers l’exploitation des territoires du Nord, qui s’accompagne de la spoliation des droits des nations autochtones. La volonté de la bourgeoisie canadienne de se sortir de la crise passe par des attaques soutenues aux droits économiques et sociaux, aux droits des femmes et à ceux des syndicats. Loin d’être une sorte d’anachronisme dans l’histoire de la «gouvernance» du pays, le gouvernement Harper s’inscrit parfaitement dans la lignée de tous ces partis qui ont pour vocation de défendre les intérêts de la bourgeoisie impérialiste.

Mais tous ces efforts des gouvernements bourgeois s’avèrent vains: la crise se poursuit et avec elle, la résistance s’approfondit. Cette résistance, on l’a vue depuis deux ans dans les rues des pays du monde arabe; elle n’est jamais aussi belle et inspirante que quand elle s’exprime par des révoltes – que ce soit là-bas, en Grèce, en Espagne ou ailleurs. Partout, la classe ouvrière est au cœur de tous ces combats.

Après le grand printemps rouge des étudiantes et étudiants du Québec, un «vent d’est» est actuellement en train de souffler sur les braises de la résistance et de la lutte ouvrière au Canada. D’ici au 1er Mai, la lutte des chômeurs et chômeuses contre le saccage du régime d’assurance-chômage, qui mobilise depuis des semaines des dizaines de milliers de personnes dans l’Est-du-Québec et les provinces maritimes, va s’étendre et s’intensifier dans toutes les régions du Québec. Cette bataille, qui vise au fond à empêcher la diminution des salaires ouvriers, il faut la porter et la mener partout au pays! Elle doit être faite d’actions militantes, d’occupations, de blocages et de manifestations de rue, qui empêcheront la bourgeoisie et son État de poursuivre leur marche habituelle des affaires.

Il n’y a pas de meilleur moment que le 1er Mai pour exprimer notre colère et déployer la résistance! À Montréal, la Convergence des luttes anticapitalistes lancera dans quelques jours son appel annuel à manifester le 1er Mai et à faire de cette journée une grande occasion de lutte contre la bourgeoisie capitaliste. Le PCR est pleinement solidaire de cet appel et s’est déjà engagé à tout mettre en œuvre pour en faire un succès.

De telles initiatives, il faut les multiplier à travers le pays. Travailleurs et travailleuses, profitons du 1er Mai pour prendre la rue et frapper notre ennemi des tous les jours – la bourgeoisie responsable de la crise!