Riposter au «gay bashing» par tous les moyens nécessaires

Depuis un certain temps, les médias bourgeois et la classe politique condamnent régulièrement le phénomène de «l’intimidation». Ils préfèrent utiliser cette expression – qui a moins de connotation politique – plutôt que de parler de «gay bashing», qui décrit pourtant plus justement le phénomène dont il est question. Il importe de jeter un regard lucide sur cette nouvelle tendance et ce qu’on nous propose pour y mettre fin.

Il y a certes une raison pour laquelle la police, les administrations scolaires et les médias sont unanimes dans leur rhétorique «anti-intimidation»: c’est que cela leur permet de justifier leurs diverses politiques de contrôle et de «tolérance zéro», qui ciblent et criminalisent les jeunes pauvres, et en particulier les personnes de couleur.

À Washington, des jeunes noirs gais ont décidé qu’ils en avaient assez du harcèlement et ont fondé ce que les autorités considèrent un «gang de rue», mais qui est en fait une escouade d’auto-défense appelée Check It!

Plutôt que de faire appel à la police ou de se soumettre à la violence réactionnaire, ces gens ont compris cette vérité politique fondamentale, à savoir que «le pouvoir est au bout du fusil».

La violence et la domination sont des caractéristiques fondamentales de la société de classes, et toute la bonne volonté du monde ne pourra rien pour y remédier. Les oppriméEs et les exploitéEs sont certes capables de créer un monde exempt de bigoterie et de harcèlement, mais il leur faudra d’abord se débarrasser du capitalisme et établir le socialisme.