Appel à la tenue du 1er congrès du PCR(co)

En novembre 2000, il y a deux ans, des militantes et militants provenant de plusieurs villes et régions du pays, réunis-es à Montréal dans le cadre de la Conférence communiste révolutionnaire, ont réalisé un pas en avant décisif en constituant le Parti communiste révolutionnaire (comités d’organisation) – le PCR(co). Les participantes et participants à cette […]

En novembre 2000, il y a deux ans, des militantes et militants provenant de plusieurs villes et régions du pays, réunis-es à Montréal dans le cadre de la Conférence communiste révolutionnaire, ont réalisé un pas en avant décisif en constituant le Parti communiste révolutionnaire (comités d’organisation) – le PCR(co).

Les participantes et participants à cette conférence ont adopté un projet de programme, qui a été diffusé à plusieurs centaines d’exemplaires d’un bout à l’autre du pays et qui, depuis, a fait l’objet de nombreux débats et discussions, tant à l’interne qu’auprès des larges masses.

Les militantes et militants du PCR(co) ont également commencé à établir des comités d’organisation, qui ont impulsé une dynamique nouvelle d’agitation et de propagande révolutionnaires dans plusieurs villes.

La période qui a suivi la fondation du PCR(co) a été marquée par de profonds bouleversements, tant au Canada que sur la scène internationale, ainsi que par la montée en puissance de la nouvelle vague de la révolution mondiale, qui chaque jour ébranle un peu plus la domination du capitalisme et de l’impérialisme. De Québec à Gênes, en passant par Goteberg, les masses populaires ont exprimé à plusieurs reprises, et par des moyens jamais vus depuis une trentaine d’années, leur ras-le-bol face à un monde de plus en plus ouvertement dominé par les intérêts d’une minorité de riches. Les attaques qui ont été portées contre l’impérialisme U.S. le 11 septembre 2001 ont servi de prétexte aux grandes puissances pour tenter de reprendre l’offensive et de freiner la montée du mouvement de résistance.

Ainsi, chaque jour qui passe voit s’accroître la guerre ouverte que livrent les puissances du capital et les grandes bourgeoisies impérialistes aux masses populaires du monde entier. Des moyens énormes sont actuellement déployés aux seules fins de préserver les privilèges et le pouvoir des riches et des capitalistes. Mais ce qui nous apparaît aujourd’hui comme une offensive débridée des milieux impérialistes, n’est peut-être bien que les premières salves tirées dans une gigantesque lutte dont l’essentiel reste encore à venir. Comment, dans ces circonstances, affronter un système redoutable et féroce, seulement avec des demi-politiques, des demi-moyens, avec une demi-volonté ? Les organisations et courants dits «anti-mondialisation», «anti-autoritaires», «anti-capitalistes», ou encore «écologistes», gaspillent trop souvent ce qu’ils apportent en propre de positif en fermant le livre trop tôt, i.e. en n’allant pas au bout dans l’examen et la compréhension des formes et des moyens de la lutte révolutionnaire sous le capitalisme d’aujourd’hui. Ces demi-mesures (…et cette demi-volonté !) auxquelles systématiquement ces courants aboutissent, ce sont comme des barrages malheureux ; soit on s’y échoue, soit on met en œuvre la puissance qu’il faut pour les déborder, en se disant que ce sera toujours son impétuosité qui permettra au courant de l’emporter !

Les guerres populaires dirigées par des partis maoïstes, qui se développent aujourd’hui avec force dans des pays comme l’Inde, le Népal, les Philippines ainsi qu’au Pérou, montrent la voie à suivre aux prolétaires et aux peuples opprimés de partout dans le monde, en ce qu’elles expriment une volonté ferme de s’attaquer à la source des problèmes que nous vivons et de rallier tous ceux et celles qui ont intérêt à en finir avec le vieux système de domination pourri qu’on nous impose. Elles posent en pratique la question du pouvoir – celui des classes réactionnaires, qu’elles visent à renverser et à détruire, et surtout celui des classes exploitées, qu’elles bâtissent au fur et à mesure que la lutte révolutionnaire se développe.

Plus que jamais, le prolétariat et les masses populaires, ici même au Canada, ont besoin, pour vaincre, d’inscrire leur combat dans le cadre d’une telle stratégie, qui vise non pas à défendre et à replâtrer le système actuel, mais à lui porter des coups décisifs, jusqu’à ce qu’il s’effondre et laisse place au socialisme et à un nouveau pouvoir populaire.

C’est dans ce contexte que le PCR(co) annonce la tenue de son premier congrès, qui aura lieu au milieu de l’année 2003. Par la discussion et l’adoption d’une version plus achevée de notre projet de programme, ce congrès nous permettra de préciser nos conceptions stratégiques, et d’inscrire mieux encore notre combat dans la nouvelle vague de la révolution mondiale.

Le premier congrès du PCR(co) sera précédé d’une période importante de luttes politiques et idéologiques pendant laquelle nos conceptions politiques et les perspectives de lutte que nous développons seront largement diffusées et discutées au sein du prolétariat et dans les milieux militants révolutionnaires.

Depuis deux ans, le PCR(co) a clairement commencé à transcrire dans sa pratique les traits de lucidité (réalisme face à la caducité des institutions bourgeoisies), d’innovation, d’initiative et de radicalité qui sont ceux du communisme révolutionnaire (i.e. du maoïsme) et qui le démarquent profondément des autres courants dits «socialistes» (trotskistes ou révisionnistes comme le PCC/PCQ). De plus, le PCR(co) a montré qu’il est profondément attaché à l’idée de servir le prolétariat, de partir de la base, et de se lier aux masses.

Il faut encourager le PCR(co) à renforcer et à développer ces acquis positifs qui ressortent de son expérience récente et qui furent honnêtement appréciés par beaucoup de militants et de militantes à différentes occasions au cours des deux dernières années (mobilisations contre le Sommet des Amériques et contre le G-8, participation à la lutte pour le droit au logement, présence dans les actions militantes, etc.). Cette expérience est extrêmement précieuse, même si, limitée comme elle l’est encore, elle nous permet tout juste d’entrevoir les capacités énormes que pourra mettre en œuvre un parti communiste révolutionnaire pleinement développé.


Notre congrès, nous voulons qu’il soit impétueux. Nous voulons avancer, et en avançant, nous voulons aller loin, profondément, dans la compréhension des moyens et des buts de la lutte contre le capitalisme. Le prolétariat n’aura aucune difficulté alors à faire la différence entre nous et ces autres congrès où de temps en temps des opportunistes emmitouflés se chamaillent sur le prix à payer pour s’acheter un siège au parlement. Le prolétariat qui lutte actuellement y verra plutôt un acte militant ; il le prendra comme un geste de combat, et se dira : voilà un puissant congrès révolutionnaire dont on peut être fier et qui va nous servir longtemps !

Dès aujourd’hui, nous invitons donc les comités d’organisation déjà constitués à s’investir avec enthousiasme et détermination dans la préparation du premier congrès du PCR(co), à mener la lutte idéologique et politique pour faire avancer la ligne révolutionnaire prolétarienne au Canada, et à organiser autour d’eux les éléments révolutionnaires au sein du prolétariat et des masses exploitées qui aspirent à un changement authentique.

Nous appelons tous les sympathisants et toutes les sympathisantes du PCR(co) à continuer à s’éduquer au marxisme-léninisme-maoïsme, à développer leur pratique révolutionnaire et à formaliser leur adhésion à l’organisation au cours des prochaines semaines, de sorte à contribuer au succès de notre premier congrès.

Nous invitons également l’ensemble des communistes inorganisés-es, et tout particulièrement les maoïstes parmi elles et parmi eux, à entrer en contact immédiatement avec le PCR(co) de façon à trouver la meilleure façon de participer à la préparation de son congrès.

Finalement, nous convions les masses révolutionnaires, les militantes et militants anticapitalistes qui se sont investis-es depuis deux ans et qui continuent à s’investir à tous les jours dans la lutte contre l’oppression et l’exploitation, les travailleurs et les travailleuses, les femmes prolétaires doublement opprimées, les sans-emploi, la jeunesse et les étudiantes et étudiants révolutionnaires, à étudier et à discuter le projet de programme du PCR(co), à rejoindre un comité d’organisation et à prendre une part active dans la préparation de son premier congrès.

En avant vers la tenue du 1er congrès du PCR(co) !
Faisons de ce congrès un puissant congrès révolutionnaire !

– Le Comité central d’organisation du PCR(co)
Le 1er novembre 2002