En bref

MANIFESTATION COMMUNISTE À SHERBROOKE. Après Salaberry-de-Valleyfield et Saint-Jérôme, ce fut au tour de la ville de Sherbrooke de voir la tenue d’une manifestation communiste. En effet, à l’initiative du Parti communiste révolutionnaire de l’endroit, quelques dizaines de militantes et de militants ont marché avec leurs drapeaux rouges (et quelques noirs!) dans les rues du centre-ville, […]

MANIFESTATION COMMUNISTE À SHERBROOKE. Après Salaberry-de-Valleyfield et Saint-Jérôme, ce fut au tour de la ville de Sherbrooke de voir la tenue d’une manifestation communiste. En effet, à l’initiative du Parti communiste révolutionnaire de l’endroit, quelques dizaines de militantes et de militants ont marché avec leurs drapeaux rouges (et quelques noirs!) dans les rues du centre-ville, hier après-midi.

Malgré la présence d’une forte escorte policière, les manifestantEs se sont frayé un chemin jusqu’à la caserne des «Fusiliers de Sherbrooke», où ils et elles ont dénoncé l’occupation canadienne en Afghanistan. À Sherbrooke, l’armée canadienne se montre très active depuis un an, ciblant les jeunes des milieux prolétariens pour leur offrir une «vie de rêve au sein des Forces» (sic). Chemin faisant, les manifestantEs ont fait un arrêt devant l’édifice de l’hôtel de ville, qui arbore le drapeau de l’armée canadienne, question de montrer que nous n’avons pas à être solidaires de «nos troupes».

SAINT-JÉRÔME : LE 29, ON REPREND NOTRE MANIF! Comme nos lecteurs et lectrices réguliers-ÈRES le savent déjà, la police de Saint-Jérôme, accompagnée par la Sûreté du Québec, est intervenue massivement, samedi le 11 août, pour disperser la manifestation organisée par la section des Laurentides du PCR, arrêtant sans raison neuf militantEs, qui font maintenant face à des poursuites criminelles.

Contre cette attaque politiquement ciblée, le PCR-Laurentides vient de lancer l’appel à reprendre la manifestation : il n’est pas question de laisser la police décider quels points de vue politiques ont droit de cité – que ce soit à Saint-Jérôme ou n’importe où ailleurs. La manifestation interrompue par la police reprendra donc samedi le 29 septembre prochain à compter de 13h au Carré Curé-Labelle, au coin de la rue Parent et de la 117. Nous lançons l’appel à tous nos lecteurs et lectrices, et à l’ensemble des militantEs qui s’opposent à la répression politique et soutiennent le droit de s’organiser, à venir appuyer le PCR-Laurentides ainsi que les militants et militantes poursuiviEs.

LE DRAPEAU ROUGE DE SEPTEMBRE EST PARU. Le numéro de septembre du journal Le Drapeau rouge (n° 67), publié par le Bureau d’information politique du PCR, est maintenant disponible. Au sommaire, vous y trouverez des articles sur : le bilan de la mobilisation contre le sommet de Montebello • un retour sur le Forum social québécois • le dégel des frais de scolarité universitaires • l’impérialisme canadien en Amérique latine et dans le grand Nord • la privatisation de la guerre impérialiste • la répression politique à Saint-Jérôme • le vrai visage du «miracle chinois» • et la lutte pour libérer le camarade Jose Maria Sison, arrêté par le gouvernement des Pays-Bas. Le Drapeau rouge est disponible auprès du BIP (info@pcr-rcp.ca • 514 409-2444).

UNE PREMIÈRE VICTOIRE POUR SHAWN BRANT. Le militant de la nation mohawk Shawn Brant a remporté une première victoire, au terme de l’enquête préliminaire à laquelle il a été soumis du 27 au 30 août dernier au Palais de justice de Napanee, en Ontario. Rappelons que Brant est accusé de plusieurs «méfaits» en rapport à la journée nationale de protestation des peuples autochtones qui a eu lieu le 29 juin dernier. À deux reprises, le tribunal a refusé de le remettre en liberté, disant qu’il constitue un «danger public».

Après quatre jours d’audience, le juge a finalement accepté de remettre Shawn Brant en liberté en attendant la suite des procédures, tout en lui imposant des conditions plutôt sévères, incluant une assignation à résidence de 30 jours. On lui a donc retiré les menottes qu’il portait aux pieds et il a pu enfin retourner chez lui avec sa conjointe Sue. Les témoins et supporters rapportent que leurs deux jeunes marmots se sont empressés de sauter dans les bras de leur père.

Cela dit, le juge a également statué que la preuve était suffisante pour envoyer l’accusé à son procès, qui se déroulera devant jury, vraisemblablement en avril ou mai de l’an prochain. Ce délai permettra heureusement d’étendre la bataille lancée par le Comité de soutien de Tyendinaga (www.ocap.ca/supporttmt.html), qui lutte pour la libération inconditionnelle de Shawn Brant.

LE CAMARADE JOMA COMPARAÎT DE NOUVEAU. Arrêté le 28 août dernier, le camarade Jose Maria Sison, fondateur du Parti communiste des Philippines et actuel consultant politique du Front national démocratique, a comparu de nouveau vendredi le 7 septembre devant un tribunal néerlandais. Selon un article publié par le International Herald Tribune, la défense a alors présenté ses arguments pour obtenir l’abandon des accusations «d’assassinats multiples» qui pèsent contre lui. Selon son avocat Victor Koppe, le fait que les juges aient décidé de reporter d’une semaine leur décision quant au maintien de Sison en détention serait bon signe. Le camarade comparaîtra donc de nouveau d’ici la fin de cette semaine. C’est alors qu’on saura s’il sera remis en liberté ou si l’ordre de détention sera prolongé pour une période supplémentaire de 90 jours.

La comparution du camarade Joma fut l’occasion de nouvelles manifestations un peu partout à travers le monde, y compris devant le tribunal, à La Haye. Au Canada, des lignes de piquetage ont eu lieu devant le consulat et l’ambassade des Pays-Bas, à Vancouver et Ottawa. Tout au long de la semaine, des actions du même genre ont eu lieu, notamment à Hong Kong, Jakarta et même à Taipei, devant les bureaux de la mission commerciale des Pays-Bas à Taiwan. Mardi dernier, l’organisation de jeunesse Anakbayan a tenu une marche aux flambeaux devant l’ambassade américaine à Manille, pour dénoncer le rôle joué par le gouvernement des États-Unis dans l’arrestation de Joma.

La criminalisation de Jose Maria Sison et son éventuelle déportation aux États-Unis ou aux Philippines qui pourrait s’ensuivre, représentent un danger pour les droits et libertés de tous les peuples du monde. Elles font également craindre le pire pour les opposantEs au régime brutal de Gloria Arroyo aux Philippines. Le Front national démocratique a d’ailleurs appris que deux émissaires du régime sont actuellement aux Pays-Bas pour consulter les documents saisis lors des perquisitions du 28 août, dans le but d’identifier qui sont les interlocuteurs du NDF aux Philippines.