Comment le communisme peut-il être la voie de l’avenir après tant d’échecs passés?

Vous, qui lisez notre journal, avez sans doute quelques questions ou appréhensions quant aux points de vue que nous défendons, aux luttes que nous menons ou aux objectifs que nous poursuivons. Cette nouvelle chronique vous pemettra de nous en faire part.

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Cette semaine, nous débutons avec la question suivante, que plusieurs d’entre vous ont déjà soulevée: comment le communisme peut-il être la voie de l’avenir après tant d’échecs de régimes communistes passés?

Il s’agit là d’une question à la fois intéressante et complexe. Si des pages entières ne suffiraient pas à fournir une réponse complète, il est certainement possible d’en tenter une esquisse.

Déjà, il faut questionner l’utilisation du terme communiste; évidemment, il ne s’agit pas d’une appellation d’origine contrôlée! De même qu’il ne suffit pas de se prétendre démocrate pour que cette épithète soit applicable, beaucoup de régimes se sont prétendus communistes sans qu’ils aient mérité ce titre. Certains ont pris ce nom par pur opportunisme, d’autres l’ont fait pour satisfaire des stratégies d’alliances internationales. Dans ces cas, au-delà de l’image et du nom, il faut prendre le temps d’analyser et de comprendre les régimes en question.

Maintenant, qui parle d’échecs? Bien sûr, si l’on se place dans le camp de la bourgeoisie et des pays impérialistes, il est préférable de classer la question et de prétendre que le communisme fut un échec. Du coup, cette interprétation consacre la «victoire» du capitalisme sur le communisme. Ainsi, dans la tête de beaucoup de gens, si le seul moyen crédible de s’opposer au système actuel est anéanti, il ne reste plus qu’à cesser la lutte contre lui. On l’intègre bon gré mal gré, ou l’on s’en désintéresse et devient cynique. Cette vision simpliste est martelée par les idéologues bourgeois et fait bien l’affaire de la classe dominante.

Aussi, s’il est vrai de dire que des régimes qui portaient l’espoir des communistes se sont éteints, ce serait une erreur d’en conclure sommairement à des échecs. Nous devons plutôt tirer des leçons des expériences des luttes sociales passées, des révolutions réussies et des tentatives de révolutions qui ont échoué. Elles ont permis de mieux comprendre les mécanismes de la lutte de classe et de la révolution. En cela, ces expériences sont des outils importants dans notre marche vers le communisme. Si nous nous définissons comme marxistes-léninistes-maoïstes, c’est justement parce que nous pensons qu’il faut tirer les leçons des principales expériences révolutionnaires du passé – en particulier les révolutions russe et chinoise – et s’appuyer sur elles pour que les prochaines révolutions soient plus profondes et victorieuses.

À cela, ajoutons que la révolution et le communisme ne sont pas des projets clés en main. Si la science de la révolution donne de précieux guides, c’est du reste l’affaire du prolétariat de chaque pays de mettre en œuvre sa démarche de libération. Dans cette démarche, certains régimes communistes passés ont fait des erreurs et en sont morts; ils n’ont pas réussi à surmonter les obstacles et la puissance du capitalisme. Par contre, la plupart d’entre eux, malgré ce qu’en dit la propagande bourgeoise, ont grandement fait progresser les conditions de vie de leurs populations. D’ailleurs, beaucoup de membres les plus pauvres des populations chinoises et russes les regrettent.