Toronto: une «école du soir» communiste

La section étudiante et jeune du Comité prolétarien d’action révolutionnaire de Toronto (Proletarian Revolutionary Action Committee) s’apprête à lancer une «école du soir» communiste. De la maternelle jusqu’au secondaire, l’histoire, l’apprentissage des compétences et la culture au sein du système scolaire public sont imprégnées par les idées de la bourgeoisie.

Les jeunes apprennent dès leur plus jeune âge à célébrer le Canada et à devenir de «bons citoyens respectueux des lois». On leur enseigne à ne pas se poser trop de questions et à ne surtout pas contester les fondements de la société capitaliste, comme le pillage et le génocide des peuples des Premières nations. On leur apprend également que le communisme et le fascisme sont les deux revers d’une même médaille, parce que ce sont deux «systèmes totalitaires liberticides». Ce ne sont là que des inepties.

L’école du soir communiste vise à contrer cette éducation bourgeoise, qui au fond est orientée vers la production de travailleuses et de travailleurs obéissants, qui se plieront au système capitaliste en place. Les seules options qu’on propose aux jeunes qui aimeraient remettre en cause les injustices du système sont de participer à des institutions qui ne changeront rien à rien, de faire du lobbying auprès des députés, de signer des pétitions ou au mieux, de participer à des actions de désobéissance civile non-violente. Ces options sont nettement insuffisantes pour quiconque souhaite changer radicalement les structures du pouvoir capitaliste, qui nous maintiennent au bas de l’échelle.

Le Mouvement étudiant révolutionnaire (Revolutionary Students Movement) offre donc des cours du soir gratuits ouverts au grand public – en particulier aux jeunes des milieux populaires – sur l’histoire du mouvement communiste, ses idées et sa culture. Ces cours nous aideront à préciser ensemble une stratégie pour créer un mouvement de masse en faveur du communisme. Ils s’adressent aux jeunes mécontentes et mécontents de ce qui se passe actuellement: du chômage et du travail précaire, des emplois insignifiants, des dettes insoutenables, de la consommation à outrance, de l’apathie générale et du sentiment d’impuissance encouragés par le capitalisme. Comme nous ne nous appuyons pas sur des professeurs d’université ou d’autres «experts» pour nous dire quoi penser, nous allons décider collectivement par nous-mêmes quels sont les textes que nous voulons étudier et quelles idées nous souhaitons explorer.

Notre liste initiale de lectures est disponible sur notre site Web; vous y trouverez également les détails de chacune des séances (date, heure et lieu). Pour la première rencontre, nous prévoyons lire le numéro 8 du journal Partisan (qui portait sur les luttes de la jeunesse prolétarienne) et un article de Shashi Prakash à propos du jeune révolutionnaire et combattant de la liberté, Bhagat Singh, décédé à l’âge de 24 ans pour la cause de la libération nationale et du socialisme en Inde.