Contre l’impérialisme, contre le fascisme moderne, lutter, organiser et construire le parti

Nous avons reçu cette déclaration en provenance de nos camarades du Parti communiste maoïste de France, du Parti communiste maoïste d’Italie et du Parti communiste maoïste (Turquie et Kurdistan du Nord), émise à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses.

– Le Drapeau rouge-express

Ce 1er Mai, l’impérialisme est sur la défensive à cause de la résistance des peuples en Irak, en Afghanistan et dans le monde entier. La guerre infinie de Bush est un échec. Les guerres populaires ne se sont pas arrêtées et affrontent des situations diverses selon les pays. Au Népal, la guerre populaire est en passe de l’emporter à travers la lutte politique, comme le disent les Népalais. Au Pérou, la guerre populaire se réorganise et se poursuit. Elle avance en Inde, dans le Sud asiatique avec la constitution de nouveaux partis maoïstes (Bhutan, Sri Lanka, Bangladesh, etc.)

Les contradictions s’accentuent entre les impérialistes. L’Europe impérialiste cherche son unité politico-militaire pour avoir plus d’influence dans la compétition pour l’énergie, le marché, le contrôle des matières premières, et se mesurer aux nouvelles puissances émergentes, l’Inde, la Chine, pays où se développe la lutte de classes.

Dans les pays européens sous diverses formes l’attaque contre les conditions de vie, de travail des prolétaires, des masses populaires en général, se poursuit; le racisme, la xénophobie s’amplifient ainsi que les attaques cléricales contre les femmes; les réformes de la classe dirigeante s’attaquent aux écoles, portent des coups aux minima sociaux, aux allocations, renforcent la précarisation dans le travail et dans la vie en général. En France et en Italie se fait jour un régime développant un fascisme moderne et un État policier, dont Sarkozy est un symbole évident. L’État impérialiste développe la répression contre les luttes populaires, installe une politique sécuritaire en militarisant les quartiers et en criminalisant les forces communistes révolutionnaires.

Face à cela, les partis réformistes, les directions syndicales officielles cherchent à se faire accréditer comme des opposants, mais dans le fond, ils sont de connivence avec le gouvernement et soutiennent tous ses plans (par exemple dans les domaines de la politique économique, de la sécurité et de la répression).

Contre cette situation se développe un mouvement de lutte des prolétaires et des masses. La révolte sociale dans les banlieues couve tous les jours sous les cendres avec de fréquentes explosions. Des usines est parti un mouvement de grèves pour les salaires, la défense des retraites, contre la délocalisation de la production et les licenciements qui en résultent. Il y a un bon redémarrage du mouvement étudiant qui reprend la lutte du mouvement anti-CPE. De nombreuses autres luttes se développent en France, celle des sans-papiers par exemple. Tous les secteurs sociaux sont en mouvement. Les luttes ouvrières se développent dans toute l’Europe, en Allemagne, en Italie et par-dessus tout dans les pays de l’Est, en Pologne, en Roumanie et même en Russie.

Dans cette situation, quelles sont les tâches des partis communistes révolutionnaires, authentiques, maoïstes?

• Avancer dans leur édification/construction dans le feu de la lutte de classe en lien étroit avec les masses.

• Intervenir sur la base de l’analyse concrète des situations concrètes pour se lier à l’avant-garde ouvrière et aux mouvements de masses.

• Construire les organismes de base pour un syndicat de classe et les coordonner.

• S’implanter parmi les jeunes des banlieues, en construisant des organisations révolutionnaires de la jeunesse.

• Apporter un soutien et une orientation aux luttes des étudiants, des sans-papiers, de ceux qui occupent les logements vides, etc.

• Lutter contre la répression, développer des campagnes et un Secours Rouge.

• Sur le plan international, soutenir toutes les luttes anti-impérialistes et les guerres populaires.

• Contribuer à la nouvelle unité des partis communistes sur les bases de l’internationalisme prolétarien et de l’affirmation du marxisme-léninisme-maoïsme comme seule voie de la révolution.