La fête a été perturbée, pour le mieux!

Environ 400 personnes ont bravé une pluie diluvienne et manifesté dans les rues de la capitale le jeudi 3 juillet, pour perturber la parade du «droit de cité» de l’armée canadienne organisée dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec. Convoquée par la coalition Guerre à la guerre avec l’appui […]

Environ 400 personnes ont bravé une pluie diluvienne et manifesté dans les rues de la capitale le jeudi 3 juillet, pour perturber la parade du «droit de cité» de l’armée canadienne organisée dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec. Convoquée par la coalition Guerre à la guerre avec l’appui d’une vingtaine de groupes dont le PCR, la manifestation visait à dénoncer ce déferlement de militarisme puant et surtout la poursuite de la guerre impérialiste en Afghanistan, dont la parade visait à faire la propagande.

Dans les jours précédant la manifestation, la bourgeoisie locale avait fait d’énormes pressions pour décourager les organisateurs et organisatrices de la manifestation. Apparemment, c’était un crime de lèse-majesté que d’envisager perturber des festivités aussi «consensuelles» que celles du 400e de Québec. Mais contrairement aux souhaits des élites québécoises, la manifestation a bel et bien eu lieu, en dépit des conditions météorologiques et «zoologiques» défavorables (les porcs du Service police de la ville de Québec étaient présents en grand nombre). À un certain moment, les manifestantEs ont réussi à déjouer les barrages policiers et à se rendre sur la Grande-Allée, où ils et elles ont pu crier des slogans anti-guerre au passage du défilé.

À noter que le comité anti-impérialiste Fahad a participé à la manifestation, dans le cadre du «contingent anti-colonialiste» initié par le collectif Bloquez l’empire, qui visait plus particulièrement à dénoncer le colonialisme québécois et canadien et à soutenir la lutte de libération des peuples autochtones.

Bien que la manifestation ne fut pas spectaculaire, elle n’en était pas moins nécessaire; elle a notamment servi à polariser le débat et à éviter que seul le discours militaro-impérialiste se fasse entendre dans le cadre des célébrations du 400e.